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Scène pour un roi fou
27 mai 2016 - 20:30ACHETER EN LIGNE
PROGRAMME

Michael JARRELL
Adtende, ubi albescit veritas
pour baryton et orchestre

Wolfgang RIHM
Die Stücke des Sängers
pour harpe et ensemble

David HUDRY
The Forgotten City
pour ensemble
Création mondiale
Commande de l’Ensemble intercontemporain


Peter MAXWELL DAVIES
Eight Songs for a Mad King
pour baryton et ensemble

Georg Nigl, baryton, mise en espace
Frédérique Cambreling, harpe
Ensemble intercontemporain
Gregor A.Mayrhofer, direction
Leslie Menahem, assistante mise en espace
Laurent Schneegans, lumières
Coproduction Ensemble intercontemporain, Philharmonie de Paris

Pour des raisons familiales, Pablo Heras-Casado a malheureusement été contraint d’annuler sa participation au concert. Nous sommes très reconnaissants à Gregor A. Mayrhofer d’avoir accepté de le remplacer en dernière minute.

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Dans le cadre du « Week-end Fantastique » à la Philharmonie de Paris du 27 au 29 mai 2016.

Un programme riche en résonances extra-musicales, allant de la mythologie ancienne à l’univers urbain moderne.

Œuvre devenue un classique du théâtre musical, le monodrame Eight Songs for a Mad King (1969) de Peter Maxwell Davies est une saisissante représentation de la folie. Il projette le spectateur dans l’esprit délirant du roi George III d’Angleterre, reclus auprès de ses oiseaux à qui il s’efforce d’apprendre à chanter. L’écriture vocale, faisant la part belle aux très grands intervalles et aux techniques étendues, demande au baryton des aptitudes vocales et une tessiture hors normes.

Die Stücke des Sängers de Wolfgang Rihm s’inspire du mythe d’Orphée, le personnage du « chanteur » (der Sänger) ici allégorisé par la harpe solo. L’épisode du déchirement du corps d’Orphée par les bacchantes retient particulièrement le compositeur, ce dernier concevant le démembrement comme « caractéristique d’une constitution de l’imagination ». Cette pièce est dédiée in memoriam à Heiner Müller, écrivain de théâtre allemand dont plusieurs œuvres s’attachent à réactualiser les grands mythes.

C’est du côté de la sculpture – Vanitas, de Christian Boltanski – que Adtende, ubi albescit veritas, courte pièce pour baryton et orchestre de Michael Jarrell tire son inspiration. Enfin, la création du jeune compositeur français David Hudry se présente comme une « vision métaphorique d’une ville-fantôme ». L’idée de The Forgotten City est née lors de la visite des zones industrielles abandonnées de la ville de Buffalo. Le compositeur a traduit ces images en sonorités au filtre de sa sensibilité expressive, incorporant à sa partition une vigueur rythmique inédite.

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