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Moins qu'un souffle...
28 avril 2016 - 20:30
BARCELONA Palau de la Música
PROGRAMME

Hèctor PARRA
Sirrt die Sekunde
pour ensemble
Jonathan HARVEY
Death of Light / Light of Death
pour ensemble de chambre
Pierre BOULEZ
Dérive 1
pour six instruments
Yan MARESZ
Éclipse
pour clarinette et quatorze instruments
Hèctor PARRA
Moins qu'un souffle, à peine un mouvement de l'air
pour flûte et ensemble

Sophie Cherrier, flûte
Jérôme Comte, clarinette
Ensemble intercontemporain
Pablo Rus Broseta, direction

Renseignements et réservations : palaumusica.cat

Photo : Hector Parra  (c) Joan Braun pour l'Ensemble intercontemporain 

C/ Palau de la Música,
4-6, 08003 Barcelona

Composée en 1998, l’œuvre Death of Light / Light of Death de Jonathan Harvey s’inspire de la toile de Grünewald La Crucifixion extraite du Retable d’Issenheim. Chacun des cinq personnages de la scène est associé à un instrument et donne lieu à un mouvement de l’œuvre. Loin de toute tentation illustrative et de toute reconstitution chronologique, la partition explore la temporalité latente de cette scène (la « catastrophe qui s’est produite ») dont une coupe immobile nous est présentée par la peinture. La stridence des sonorités (les multiphoniques de hautbois, notamment) traduit un geste de lamento qui, en fin de parcours prend la forme d’une procession solennelle. Dans Dérive I (1984), Pierre Boulez exploite un matériau simple issu du grand œuvre Répons, pour le soumettre à une « dérive » dans les deux sens possibles du terme : à la fois une dérivation rigoureuse du matériel et une libre déambulation dans le labyrinthe formel. Empruntant son titre à Paul Claudel, Dialogue de l’ombre double met en scène une clarinette solo et son « ombre » phonographique, une clarinette in absentia projetée sur un dispositif de haut-parleurs ceignant l’espace entier. Le jeu de relais et de tuilage entre ces deux protagonistes renverse parfois leur rapport, le soliste devenant l’ombre de cette clarinette absente, soit une « ombre double ». Sirrt die Sekunde (2008) est la troisième symphonie de chambre du compositeur catalan Hèctor Parra. Elle traduit en sonorités une vision rapportée par Paul Celan dans son poème Stimmen, celle d’un alcyon venant percer la surface uniforme d’une rivière. Moins qu’un souffle, à peine un mouvement de l’air (2012) a été composé juste avant le monodrame Te craindre en ton absence et préfigure la collaboration avec la romancière Marie NDiaye. Pour ce concerto pour flûte, Parra s’est inspiré de la figure de Khady Demba, l’une des trois « femmes puissantes » qui donnent son titre au roman de NDiaye ayant obtenu le prix Goncourt 2009. Dans cette partition, le timbre de la flûte n’est pas sans évoquer la flûte peule de l’ouest africain.

Jonathan Harvey, Death of Light/Light of Death
Pierre Boulez, Dérive 1
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