TOUS LES CONCERTS
Festival Internacional Cervantino
21 octobre 2014 - 21:00
GUANAJUATO-Teatro Juaez
PROGRAMME

Edgard VARÈSE
Octandre
pour huit instruments

Salvatore SCIARRINO
Introduzione all'oscuro
pour ensemble

Arturo FUENTES
Rincontri
pour six musiciens

Dai FUJIKURA
Fifth Station
pour ensemble

György LIGETI
Concerto de chambre
pour treize instrumentistes

Ensemble intercontemporain
Julien Leroy, direction

Renseignements et réservations :
www.festivalcervantino.gob.mx

Photo : Arturo Fuentes © Stefan Fuhrer

Teatro Juaez
Sopena S/N
Zona Centro
36000 Guanajuato

Contemporaine de l’Octuor d’Igor Stravinsky, Octandre (1923) d’Edgar Varèse est une œuvre écrite pour un instrumentarium de sept instruments à vent et une contrebasse. Une fois n’est pas coutume dans l’œuvre de Varèse, la percussion est absente. Le travail de la ligne mélodique est ici particulièrement soigné, chacun des trois mouvements s’ouvrant par un solo instrumental d’écriture toute horizontale.
Au sujet de son Introduzione all’oscuro, Salvatore Sciarrino précise que le terme d’« introduction » ne signifie pas qu’il s’agit du préambule d’une autre pièce, mais renvoie au sentiment de l’attente en tant que tel. Du climat de tension sourde entretenu par le compositeur affleurent de discrètes citations de musique populaire qui sont ici comme autant de « limpides épiphanies » selon les mots du compositeur.
Arturo Fuentes, jeune compositeur mexicain, a conçu son œuvre Rincontri (2011) comme une surface où les couleurs instrumentales et harmoniques les plus contrastées se rencontrent et entrent en relation comme par l’effet d’un quasi-hasard.
Elève de George Benjamin, le compositeur japonais Dai Fujikura compose avec Fifth station une musique de gestes épars et éclatés, se répondant d’un point à l’autre de l’espace : le violoncelle et la trompette sont placés sur scène tandis que les autres instrumentistes sont éparpillés dans le public.
En 1970, György Ligeti s’approprie le genre du concerto pour orchestre qu’il réduit à une formation de chambre de treize instruments, couvrant un large spectre de familles et de registres, depuis l’extrême grave de la contrebasse jusqu’à l’extrême aigu de la flûte piccolo. Marquée par certains traits typiques du langage musical de Ligeti (la mécanique qui se désynchronise, le brouillage et l’intrication des timbres), l’écriture virtuose circule de pupitre en pupitre, créant paradoxalement une matière très homogène, au sein de laquelle l’instrument soliste semble avoir disparu. Avec ce chef-d’œuvre, Ligeti fait de la virtuosité une question collective plutôt qu’individuelle.
 

György LIGETI, Concerto de chambre
Dai FUJIKURA, Fifth Station
Edgard VARESE, Octandre
LIENS
ARTICLES
Le Concerto de Chambre de György Ligeti
Le terme de « concerto » est marqué par une étymologie latine double et incertaine : on ne sait pas exactement s’il vient du verbe consertare (s...
…as I am… entretien avec Dai Fujikura
Parlons donc de cette commande… Il s’agit d’une nouvelle œuvre pour l’EIC ! Je voulais cette fois-ci utiliser l’ensemble au complet, mais au...