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Giordano Bruno
19 avril 2016 - 19:30ACHETER EN LIGNE
T2G -Théâtre de Gennevilliers
PROGRAMME

Opéra en deux parties et douze scènes

Francesco Filidei, musique
Stefano Busellato, livret
Antoine Gindt, mise en scène
Elise Capdenat, scénographie
Daniel Levy, lumières
Fanny Brouste, costumes
Léo Warynski, Assistant à la direction musicale
Élodie Brémaud, collaboration à la mise en scène

Lionel Peintre, baryton : Giordano Bruno
Jeff Martin, ténor : l’Inquisiteur 1
Ivan Ludlow, basse : l’Inquisiteur 2
Guilhem Terrail, contreténor : Pape Clément VIII

Douze voix solistes
Raquel Camarinha, Eléonore Lemaire, soprano
Eva Zaïcik, Lorraine Tisserant, mezzo
Alice Habellion, Camille Merckx, alto
Benjamin Aguirre Zubiri, Fabien Hyon, ténor
René Ramos Premier, Julien Clément, baryton
Antoine Kessel, Pierre Bessière, basse

Ensemble intercontemporain
Léo Warynski, direction

Commande T&M-Paris, Casa da Música, financée par la Ernst von Siemens Music Foundation. Avec le soutien du Réseau Varèse
Tarifs : 24/18/15/13/9/7€
Renseignements et réservations : theatre2gennevilliers.com

Coproduction T&M-Paris, Casa da Música, Festival Musica, Théâtre de Gennevilliers/CDNCC, Théâtre de Caen, Fondazione I Teatri di Reggio Emilia
Avec le soutien du Fonds de Création Lyrique/SACD, Arcadi Île-de-France/
Dispositif d'accompagnements
Coréalisation au T2G : T&M-Paris, Ensemble intercontemporain

Photo © Philippe Stirnweiss

41 avenue des Grésillons
92230 Gennevilliers

Pour sa seconde œuvre scénique, après N.N. pour six voix et six percussions, le compositeur et organiste italien Francesco Filidei s’est intéressé à Giordano Bruno, philosophe du XVIe siècle qui développa la théorie de l’héliocentrisme à la suite des travaux de Copernic et Nicolas de Cues et fut brûlé vif sur ordre de l’Église en 1600. Les deux procès dont Bruno fut l’objet occupent une place de choix dans l’œuvre de Fidilei. Celle-ci combine l’aspect scénique et dramatique de l’opéra à la dimension plus formelle de l’oratorio. Chacune des douze scènes est associée à une note de la gamme chromatique, structure qui reprend le principe médiéval du « palais de la mémoire », ces lieux dont on visitait les différentes pièces toujours dans le même ordre pour travailler sa faculté de remémoration. La scène finale du bûcher vient ajouter une complexité à ce système, en additionnant les hauteurs pour former un spectre harmonique qui, symboliquement ensevelit le chant et le corps du personnage. Sans verser dans le pastiche, Fidilei reprend quelques principes d’écriture de la musique du XVIe siècle et notamment des madrigaux. Il arrive que l’orchestre figure les passions des personnages, tandis que chaque élément (eau, terre, air, feu) est exprimé par son motif spécifique. À travers cette œuvre, le compositeur italien entend réaliser le portrait en creux d’une personnalité dont la rébellion a consisté à « éprouver les limites de sa liberté morale et intellectuelle ».