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Gruppen
30 janvier 2016 - 20:30ACHETER EN LIGNE
PROGRAMME

Jonathan HARVEY
...towards a pure land
pour grand orchestre
Bernd Alois ZIMMERMANN
Antiphonen
pour alto et petit orchestre
Karlheinz STOCKHAUSEN
Gruppen
pour trois orchestres*

Odile Auboin, alto
Orchestre du Conservatoire de Paris
Ensemble intercontemporain
Matthias Pintscher, direction
Paul Fitzsimon, direction*
Bruno Mantovani, direction*

Coproduction Ensemble intercontemporain, Conservatoire de Paris, Philharmonie de Paris
Tarifs : 25€ / 20€
Réservations : 01 44 84 44 84
philharmoniedeparis.fr
Dans le cadre du « Week-end Stockhausen » à la Philharmonie de Paris du 27 au 31 janvier 2016

AVANT LE CONCERT
Table ronde à 18h
Stockhausen, un compositeur « astronique »
Avec Philippe Albèra, Laurent Feneyrou, Imke Misch et Ivanka Stoïanova
Entrée libre

Photo (c) Luc Hossepied pour l'Ensemble intercontemporain 

Ce week-end autour de l’œuvre de Karlheinz Stockhausen (voir aussi concert du 31.01) fait se côtoyer classiques du XXe siècle et œuvres moins souvent jouées. Gruppen (1958) étend au format de trois orchestres indépendants les recherches menées par le compositeur dans Zeitmasse (1956), à savoir la coexistence de rapports de durée et de projections spatiales hétérogènes. L’indépendance de ces trois corps musicaux trouve cependant dans la partition certains points de rendez-vous : questions / réponses ou phrases en écho d’un orchestre à l’autre. L’œuvre fut composée dans les Alpes suisses orientales de Graubünden, et le compositeur a pu évoquer l’influence des formes des flancs montagneux sur les graphiques qui sont à l’origine de la structure. Une grande animosité opposait les personnalités de Stockhausen et de son aîné Bernd Alois Zimmermann, celui qui aimait à se nommer « le plus vieux des jeunes compositeurs ». Là où les individualités divergent, les musiques peuvent toutefois converger, ou du moins se rencontrer. Antiphonen (1961) illustre parfaitement la conception pluraliste du compositeur. La pièce convoque un double dialogue : celui du soliste avec les membres du petit orchestre, et celui des différentes citations littéraires qui émaillent la partition, et que récitent les instrumentistes à haute voix dans la quatrième partie (extraits de l’Ulysse de Joyce, des Frères Karamazov de Dostoïevski et de Caligula de Camus). Jonathan Harvey décrit son opus pour grand orchestre …towards a pure land (2005) comme un voyage spirituel vers des contrées sereines.

LIENS
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