TOUS LES CONCERTS
11 novembre 2014 - 19:30
LONDRES - Wigmore Hall
PROGRAMME

Luigi DALLAPICCOLA
Due Studi
pour violon et piano

Bruno MANTOVANI
Carnaval
pour violoncelle, clarinette et piano
Création mondiale / commande du Wigmore Hall – avec le soutien de André Hoffman, président de la Fondation Hoffman, une fondation suisse de mécénat – de l’Ensemble intercontemporain, de l’Opéra national de Paris

Arnold SCHÖNBERG
Pierrot lunaire, op. 21

Salomé Haller, mezzo-soprano
Solistes de l'Ensemble intercontemporain

Renseignements et réservations : www.wigmore-hall.org.uk

Photo : Bruno Mantovani © Philippe Gontier

Wigmore Hall
36 Wigmore Street
London
W1U 2BP
Grande-Bretagne

Luigi Dallapiccola est une personnalité passionnante dont l’œuvre se situe à la confluence de plusieurs modernités : le vérisme italien de Puccini, le dodécaphonisme de l’école de Vienne et les recherches personnelles d’Edgar Varèse. Ses Due Studi, pour violon et piano, furent entrepris comme une parenthèse dans l’écriture de son opéra court d’inspiration schönbergienne, Il Prigioniero. Ces deux pièces aux climats contrastés (un mouvement nocturne, Sarabanda, et un Fanfara e Fuga plus heurté), furent orchestrées sous le titre de Due Pezzi per orchestra. Alors qu’il était initialement conçu par Arnold Schönberg comme un divertissement léger et satirique, le Pierrot lunaire (1913) est devenu son œuvre la plus célèbre et la plus représentative. La forme, délibérément aphoristique, se décompose en trois parties composées de sept petits mélodrames sur des poèmes d’Albert Giraud traduits par Otto Erich Hartleben. Schönberg y expérimente une écriture vocale originale, un Sprechgesang (parlé-chanté) directement inspiré de la tradition du cabaret – la pièce fut écrite pour Albertine Zehme, actrice et « diseuse » de cabaret. La friction entre parlé et chanté autorise une grande diversité d’interprétations possibles de la pièce. L’orchestration quant à elle emploie un petit ensemble modulaire de cinq instruments dont le compositeur tire un parti maximal. Le contrepoint entre la flûte et la voix du septième numéro, « Der kranke Mond » (la lune malade) inspirera notamment certaines pages du Marteau sans maître de Pierre Boulez (dans le mouvement de « L’artisanat furieux »).
Ce programme sera complété par une création de Bruno Mantovani, Carnaval, écrite pour les solistes de l’Ensemble ; une œuvre qui mettra certainement la virtuosité de ses interprètes au premier plan.
 

Arnold Schönberg, Pierrot lunaire
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