TOUS LES CONCERTS
11 décembre 2012 - 20:00
PARIS - Cité de la musique, salle des concerts
PROGRAMME

Pierre BOULEZ
sur Incises
pour 3 pianos, 3 harpes et 3 percussions

Harrison BIRTWISTLE
Bach Measures
pour ensemble

Arnold SCHÖNBERG
Variations pour orchestre op. 31

Orchestre du Conservatoire de Paris
Ensemble intercontemporain
David Robertson
, direction

Coproduction Ensemble intercontemporain, Cité de la musique, Conservatoire de Paris

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission Européenne.


> Présentation du concert par Clément Lebrun à 19h
Durée : 45min - Médiathèque 
Entrée avec le billet pour le concert
Réservation obligatoire au : 01 44 84 44 84


Tarif : 18 €
Formules d'abonnements de 30 à 40% de réduction

Réservations

01 44 84 44 84

www.citedelamusique.fr


Photo : Harrison Birtwistle © Betty Freeman 

Cité de la musique
Salle des concerts
221 avenue Jean-Jaurès
75019 Paris
M° Porte de Pantin, ligne 5

B-A-C-H : ces quatre lettres désignent non seulement le compositeur que l’on sait, mais également une série musicale formée à partir de la désignation allemande des notes : si bémol, la, do, si bécarre. Ce motif apparaît dans de nombreuses œuvres musicales écrites en hommage au cantor de Leipzig. Ainsi les Variations op. 31 d’Arnold Schönberg, écrites en 1928, qui élargissent au format du grand orchestre le procédé dodécaphonique-sériel antérieurement expérimenté dans des œuvres de musique de chambre. Quand le compositeur anglais Harrison Birtwistle (1934) rend hommage à Bach, c’est d’une manière beaucoup plus littérale : ses Bach measures (1996) contiennent, selon ses propres dires « plus de Bach que de Birtwistle ». Au-delà d’un simple travail de transcription de pièces du Livre pour orgue (1713-1716), c’est une mise à nu des structures musicales qui est ici opérée, à travers une redistribution orchestrale quelque peu théâtralisée. Cet art de la réécriture irrigue l’œuvre de Pierre Boulez, mais d’une manière très différente. Chez lui, ce ne sont pas les monuments de la tradition qui sont remis en jeu, mais ses œuvres antérieures qu’il se plaît à corriger, étendre ou, selon son terme, « faire proliférer ». sur Incises (1998) récupère, étire et spatialise avec maestria les gestes convulsifs condensés dans Incises (1993), pièce de concours pour piano seul commandée par Luciano Berio et Maurizio Pollini.

 

Pierre BOULEZ, sur Incises