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Hommage à Jean-Michel Basquiat
21 janvier 2019 - 20:30ACHETER EN LIGNE
PARIS-Fondation Louis Vuitton
PROGRAMME

Matthias PINTSCHER
Nouvelle œuvre, pour deux trompettes
Création mondiale
John CAGE
Seven Haiku, pour piano
George CRUMB
Vox Balaenae
pour trois joueurs masqués
Black Angels
pour quatuor à cordes électrifié
Yann ROBIN
Art of Metal II
pour clarinette contrebasse en métal et dispositif électronique
Bryce DESSNER
Wires, pour grand ensemble

Alain Billard, clarinette contrebasse
Bryce Dessner, guitare électrique
Ensemble intercontemporain
Matthias Pintscher, direction
 

 

Tarifs 25€/15€ (membres)
Réservations
billetterie.fondationlouisvuitton.fr
01 40 69 96 00

Photo : Wires de Bryce Dessner, Cité de la musique, septembre 2016 © EIC

 

Fondation Louis Vuitton
8 Avenue du Mahatma Gandhi
Bois de Boulogne
75116 Paris

On le sait peu mais, en plus d’être plasticien, Jean-Michel Basquiat était aussi musicien. En 1979, il forme un groupe, « Gray » (en référence au célèbre traité d’anatomie de Gray), qu’il décrit ainsi : « C'était un noise band. Je jouais avec une lime sur une guitare et un synthétiseur. À l'époque, j'étais inspiré par John Cage – de la musique qui n'est pas vraiment de la musique. On s’efforçait d'être imparfaits, rugueux, excentriquement beaux ».
« Excentriquement beau » : voilà qui caractérise à merveille ce programme spécialement conçu par Matthias Pintscher et les solistes de l’Ensemble intercontemporain, en résonance avec la grande rétrospective que la Fondation Vuitton consacre à l’enfant terrible de l’Underground new-yorkais
Comme Basquiat pour ses œuvres, George Crumb puise son inspiration dans une multiplicité de sources (spiritualité, enfance, monde contemporain, etc.), utilise des techniques atypiques et travaille par superpositions et citations. C’est aussi le cas de l’inclassable Bryce Dessner, qui revendique volontiers une « certaine naïveté dans son approche, avec l’envie constante de faire de nouvelles expériences et de faire se télescoper des univers différents sur la partition ». Quant à la musique de Yann Robin, elle n’est pas sans rappeler les peintures de Basquiat par son énergie, sa puissance d’expression et son côté résolument « Noise et rugueux ».