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La vie devant soi. Entretien avec Martin Adámek, clarinettiste.

par Laurent Fassol, le 21/12/16

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Dernier arrivé à l’EIC, le jeune clarinettiste slovaque Martin Adámek (20 ans tout juste), nous fait part de ses premières impressions au sein de l’Ensemble…

Martin, une première question tout simple. Pourquoi vous êtes-vous présenté au concours de l’Ensemble intercontemporain ?

Voilà quelques années que j’ai commencé à m’intéresser à la musique contemporaine, jusqu’à en tomber amoureux… Ayant toujours considéré l’EIC comme un ensemble de musique contemporaine du plus haut niveau, je n’ai pu résister à la tentation de poser ma candidature dès que j’ai appris l’ouverture du concours. Même si je n’avais pas réussi à entrer, je crois que j’aurais apprécié l’expérience : la préparation seule a déjà été une formidable expérience, une opportunité de découvrir de nouvelles œuvres.

Prépare-t-on ce concours de la même manière qu’un concours d’orchestre symphonique ?

J’ai le sentiment que, pour ce concours comme pour les autres, l’objectif principal est de satisfaire aux attentes du jury… Au reste, même ici, pour l’Ensemble intercontemporain, j’ai dû jouer de grands traits d’orchestre. Mais j’ai bien senti que c’était ma propre voix et ma propre vision de la musique qui étaient attendues et appréciées. Et ce de manière encore plus forte s’agissant du répertoire soliste.

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Aussitôt le concours réussi, vous avez été propulsé au cœur de l’action, et vous avez dû immédiatement préparer et jouer des programmes difficiles. Comment le vivez-vous ?

C’est un peu comme monter dans un train en marche : c’est un défi intimidant mais aussi très excitant ! Au cours des premières mois, j’ai appris à préparer de nouvelles œuvres de la manière la plus rapide et efficace possible, car il n’y avait tout simplement pas le temps pour travailler comme j’en ai l’habitude. Et j’ai rapidement ressenti une la dynamique de groupe qui anime l’Ensemble, une dynamique qui m’a paru naturelle et accessible et qui m’a aidé à en devenir une des composantes.

Qu’attendez-vous de cette nouvelle vie artistique qui commence avec l’Ensemble ? 

Je reste très ouvert quant à la manière de mener ma carrière. Je ne suis pas de chemin tout tracé et cherche au contraire à saisir les opportunités à mesure qu’elles se présentent. J’aspire systématiquement au meilleur et je me donne des objectifs exigeants, mais je ne laisse jamais mes attentes influer sur mon jugement et mon parcours… J’ai hâte de collaborer avec des compositeurs passionnants, de donner vie à de nouvelles musiques et de voyager dans le monde entier.

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Une dernière question. L’EIC est un ensemble de solistes. Chaque personnalité qui le compose y apporte quelque chose de singulier. Que pensez-vous pouvoir lui apporter à votre tour ?

J’espère apporter ma voix et ma couleur spécifiques, tout en restant à l’écoute des idées musicales des autres solistes. Je me considère toujours comme un étudiant ayant un grand potentiel d’amélioration. J’aspire à développer mes qualités et, ce faisant, j’espère enrichir l’Ensemble tout au long de mon parcours avec lui.

Photos (de haut en bas) : © Franck Ferville / © EIC

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