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Retour sur 2015-16. Victor Hanna, percussionniste : « reconsidérer l’investissement du musicien ».

par Jéremie Szpirglas, le 20/07/16

V.Hanna-copyright-Franck Ferville

Une saison s’achève, une autre s’annonce. Quelques solistes partagent avec nous leurs expériences les plus marquantes  en 2015-16. Entretien en forme de petit bilan avec l’un de nos trois percussionnistes : Victor Hanna.

 Victor, quels ont été les moments marquants de votre saison 2015-16 ?

Tout d’abord, j’ai eu grand plaisir à ouvrir la saison avec un classique, Le Marteau sans maître de Pierre Boulez au Festival MITO à Milan — une pièce fondamentale pour notre Ensemble, trop rarement jouée à mon goût. Cette année a été également rythmée par de nombreuses tournées, notamment à Shanghai où nous avons eu le bonheur de jouer la musique de Beat Furrer sous sa direction, et aux Etats-Unis où nous avons donné plusieurs concerts aux programmes très éclectiques, dirigés par Matthias Pintscher. Nous avons enfin eu la chance de partager d’exceptionnelles soirées parisiennes avec d’autres musiciens, notamment l’incroyable Gruppen de Karlheinz Stockhausen (photo ci-dessous) avec l’Orchestre des étudiants du Conservatoire de Paris, et le Grand Soir « Passions » avec l’Orchestre de Paris.

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Quels sont les axes de la démarche actuelle de l’EIC auxquels vous vous identifiez particulièrement ?

Tout au long de l’année, j’ai fait partie de la petite équipe qui a collaboré avec Charleroi Danses et l’Ircam pour créer le spectacle SIMPLEXITY la beauté du geste de Thierry De Mey (photo ci-dessous) : une expérience radicalement nouvelle pour moi. Travailler en étroite collaboration avec des danseurs nous oblige à reconsidérer l’investissement corporel des musiciens sur scène, et cette réflexion me tient à cœur.

 

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J’ai également été très excité par le concept même des « Turbulences Numériques » : partager la scène avec de grands artistes de la scène électro comme Frank Vigroux ou Jeff Mills, faire nos propres sets électro durant un concert de l’Ensemble, bref, mêler deux mondes que j’affectionne particulièrement.

Nous avons enfin créé avec mes collègues percussionnistes un spectacle éducatif, la Percussion dans tous ses éclats (photo ci-dessous). J’y ai pris énormément de plaisir, et nous aurons la chance de le redonner la saison prochaine.

 

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Quels sont justement pour vous les grands rendez-vous de la prochaine saison ?

La saison prochaine sera l’occasion de nouvelles tournées. Nous irons notamment en Corée jouer un vaste programme. Bien-sûr nous fêterons les quarante ans de l’Ensemble à Paris, avec un florilège d’œuvres majeures de notre répertoire et de créations, en trois concerts, dont un en hommage à Pierre Boulez. Enfin, nous irons à Cologne pour un concert en forme de portrait d’Unsuk Chin, une compositrice que j’affectionne particulièrement, et j’aurai le plaisir d’y jouer son Allegro ma non troppo pour percussion solo (photo ci-dessous) : une œuvre pleine de surprises…

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