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Retour sur 2015-16. Didier Pateau, hautboïste : « Dans le même esprit qu’il y a 40 ans ».

par Jéremie Szpirglas, le 18/07/16

Une saison s’achève, une autre s’annonce. Quelques solistes partagent avec nous leurs expériences les plus marquantes  en 2015-16. Entretien en forme de petit bilan avec l’un des plus anciens membres de l’Ensemble intercontemporain : le hautboïste Didier Pateau.

Didier, quels ont été les temps forts de votre saison 2015-16 ?

La première belle aventure de cette saison fut pour moi la tournée aux États-Unis sous la direction dynamique de Matthias Pintscher. Je garde une très forte impression de l’excellente organisation de nos hôtes américains. À l’issue de notre concert à Washington, j’ai eu le plaisir de revoir une hautboïste, ancienne étudiante de l’Académie du Festival de Lucerne, aujourd’hui installée là-bas.

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Cette année a également été pour moi l’occasion de rejouer Death of light, Light of Death (photo ci-dessous) de Jonathan Harvey, une œuvre que j’avais eu la chance de travailler et créer avec le compositeur, disparu en 2012, et que nous avons pu enregistrer tout récemment à la Philharmonie de Paris, au terme d’une petite tournée européenne.

 Quels sont les grands axes de la démarche actuelle de l’Ensemble intercontemporain auxquels vous vous identifiez particulièrement ?

La collaboration avec la classe de direction du Conservatoire national de musique et de danse de Paris me plaît énormément : c’est un travail qui implique une grande interactivité et qui profite à tous, étudiants et solistes de l’Ensemble intercontemporain. Le temps que nous y avons consacré s’est déroulé dans une grande qualité de concentration de part et d’autre et j’espère poursuivre l’aventure.

 Quels sont pour vous les grands rendez-vous de la saison prochaine ?

En parcourant le programme de la saison prochaine, je me retrouve dans le même état d’esprit qu’il y a presque 40 ans, quand j’ai intégré l’Ensemble intercontemporain. Je suis très heureux de rejouer Répons de Pierre Boulez (photo ci-dessous) dans le cadre du festival de la Ruhrtriennale mais aussi le Concerto de chambre de György Ligeti en Asie et Tema de Franco Donatoni. Très heureux aussi de retrouver les étudiants de l’Académie du Festival de Lucerne.

La seule chose qui m’inquiète un peu dans toutes ces aventures, c’est que le temps semble passer à la vitesse de l’éclair : j’essaie de le ralentir un peu !

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Photos (de haut en bas) : 1 © Franck Ferville / 2 et 3 DR / 4 © Luc Hossepied pour l’Ensemble intercontemporain

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