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Portraits « ManiFeste » (1/6) : Michæl Cutting, compositeur

par Jéremie Szpirglas, le 17/06/14

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Du 24 juin au 5 juillet 2014, l’Ensemble participe aux ateliers de composition de l’Académie ManiFeste organisée par l’Ircam. Nous vous invitons à découvrir six des jeunes compositeurs retenus pour cette édition qui se terminera en musique avec  deux concerts de création au 104 (Paris) , le premier le 28 juin et le second le 5 juillet. Nous commençons cette série de courts portraits par celui de  Michæl Cutting, compositeur anglais aux multiples centres d’intérêt.

 

« N’ayant vécu qu’assez peu de crises et ayant eu la chance de suivre une formation dans un cadre relativement académique, je me sens, en réaction, de plus en plus attiré par des formes d’expression artistique expérimentales et aventureuses », dit d’emblée Michæl Cutting lorsqu’on l’interroge sur son parcours de compositeur. « Mon langage musical se nourrit autant de mes expériences en tant que directeur artistique de l’ACM Ensemble (cofondé avec Vitalija Glovackyte) que de la musique que j’ai étudiée. » Ce constat n’empêche pas le jeune compositeur britannique de reconnaître la dette qu’il a, notamment en termes de technique d’écriture, envers ses professeurs, que ce soit, pour ne citer que les plus importants, Gary Carpenter, Adam Gorb, David Horne ou George Benjamin.

Partageant sa vie entre Londres et Manchester, Michæl Cutting accepte bon gré mal gré l’étiquette de « compositeur britannique » : « On aurait tort de penser qu’une formation au Royaume-Uni ne laisse aucun stigmate, dit-il. La ville de Manchester, en particulier, se manifeste chez moi par une certaine âpreté, ainsi que par une honnête simplicité, en même temps qu’elle fournit le terreau d’une voix qui se distingue des sirènes des autres métropoles européennes. Le conservatisme culturel propre au Royaume-Uni a également exercé son influence sur ma musique, tant dans ma formation que dans l’environnement dans lequel je baigne aujourd’hui. »

L’essentiel de sa musique tire toutefois son inspiration d’autres œuvres d’art, auxquelles ses titres font souvent référence sous forme de jeux de mots poétiques. L’une de ses plus récentes séries de pièces reprend ainsi ouvertement le titre de l’ouvrage de Douglas Hofstadter, I am a Strange Loop (voir ci-dessous), soulignant l’intérêt partagé avec son auteur pour les boucles, la répétition et l’autoréférence.

De plus en plus attiré par l’intégration du théâtre et de la voix humaine, Michæl Cutting trouvera dans l’académie ManiFeste et son atelier avec l’Ensemble intercontemporain l’occasion idéale de s’y confronter.

 

photo DR

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