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Retour sur 2016-17. Samuel Favre, percussionniste : « Une saison à marquer d’une pierre blanche. »

par Jéremie Szpirglas, le 06/07/17

Favre Samuel©Frank Ferville-HD-envoi

Samuel Favre, percussionniste aux multiples facettes, revient sur les temps forts de 2016-17 et esquisse ce qu’il attend de la prochaine saison. 

Samuel, quels sont vos temps forts de la saison 16-17 ?

La saison a sans conteste culminé avec les concerts organisés à l’occasion des quarante ans de l’Ensemble ! L’implication de toute la structure, ainsi que le soutien de la Philharmonie et les réactions du public ont fait de ces trois concerts des moments exceptionnels. L’émotion était à son comble, et ce mois de mars 2017 est à marquer d’une pierre blanche.

Quelles sont les évolutions les plus notables de l’EIC depuis que vous y êtes entré en 2001 ?

Je trouve que l’Ensemble tend à se « décomplexifier » en même temps qu’à se décomplexer. Son approche de la musique et de la performance est plus spontanée. Si une partie du public reste parfois sur l’impression que nous sommes rigides et distants, ce n’est pas notre état d’esprit. Matthias Pintscher nous a donné plus de confiance, ainsi que beaucoup de joie et d’enthousiasme : il a su établir de fortes relations avec les musiciens. Il est nécessaire de préserver ces sentiments, car ils nous poussent vers l’avant, et c’est pour moi le réel changement de ces dernières années.

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Samuel Favre interprète Rebonds de Iannis Xenakis pendant le premier concert anniversaire des 40 ans de l’EIC, le 17 mars 2017

Qu’attendez vous plus particulièrement la saison prochaine ?

Le projet avec Alexander Schubert s’annonce très prometteur : il s’agit d’un trio pour deux percussions et contrebasse, avec de l’électronique et un dispositif de « lumières synchronisées ». Les musiciens auront un rôle primordial à jouer du point de vue scénique : tout ce que j’aime. Sinon, s’agissant de projets plus « classiques », je me réjouis d’aller jouer Répons à New York, et de rejouer Des canyons aux étoiles d’Olivier Messiaen — même si, dans ce dernier cas, ce ne sera pas une configuration si « habituelle », car l’œuvre sera enrichie d’une « installation » visuelle de la plasticienne Ann Veronica Janssens.

Quelles pistes de travail souhaitez-vous approfondir à l’avenir ?

En ce qui me concerne, j’ai toujours eu un goût prononcé pour la pluridisciplinarité ! Les projets mis en scène par exemple, ou impliquant danseurs ou acteurs, m’ont toujours donné beaucoup de plaisir. Je pourrais citer Simplexity (photo ci-dessous), de Thierry De Mey, No More Masterpieces, le Grand Soir des quarante ans… et bien sûr le spectacle éducatif La percussion dans tous ses éclats ! Quand les musiciens de l’EIC sont eux-mêmes impliqués dans la conception et la réalisation de ce type de projets, c’est très stimulant, et en général vraiment réussi. L’Ensemble cherche petit à petit à créer et produire plus d’évènements qui vont au-delà du simple concert, et c’est une très bonne chose !

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Photos (de haut en bas) : © Franck Ferville / autres photos © EIC

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